Stéphane, Maxime, Pierre, amis grimpeurs,
Ce dimanche je suis aller en Ariège.
Pour être précis je me suis promené dans le secteur du Quié de Sinsat, pour faire « Anaïs » Total :
http://cafma.free.fr/Sinsat/Pelle/anais.PDF
Le topo, c'est très pratique quand on ne connaît pas. on connaissait déjà un peu, ça fait déjà deux but pour cette voie. Les autres fois, il était trop tard, ou alors j'étais sorti la veille. No comment !
Ok je raconte
5h30 Réveil. Un peu dans le pâté, je ne prends pas la peine de déjeuner, je m'installe direct au volant et je démarre la voiture. Le rendez vous c'est à 6h00 du mat chez Marc à Balma, et à chaque fois j'avais 30 minutes de retards. Il a fallut prendre le périph toulousain sur une bonne moitié, puis après je me suis perdu dans le lotissement tortueux de Balma, j'arrive.
Je me fais charrié parce que je suis à l'heure. Il préfère que je sois toujours en retard.
La route vers l'Ariège, ça fait à peu près 1h30. Si bien que quand on arrive, on y voit déjà un peu, même si le jour n'est pas franchement levé.
La marche d'approche ça réveille sévère. La pente est comme ça / et le chemin est d'une qualité ~ Il faut a chaque fois discuté pour savoir où est le chemin.
8h30 Marc commence à grimper. Il choisi une des voies les moins dure. Il faut savoir que pour faire l' « intégrale d'Anaïs », il faut gravir un premier socle en quatre longueur au choix en 5C+ ou 6a max, puis grimper une deuxième partie en trois longueur avec le choix du 6a+ ou bien du 6b+ (Pépita). Enfin arrivé à un espèce de promontoire à la base du socle principale, c'est « Anaïs » (la vraie) avec du 6b+ en libre ou 6a+ si on tire les dégaines (6 longueurs).
Enfin c'est ce qui était écrit sur le topo.
Sur la photo on reconnaît vers le bas les dalles du pubis au centre. La voie que l'on suit en bas est au début de sa cuisse à gauche de la végétation.(pour le premier socle)
Pour la partie ventral, on suit légèrement en oblique le fil de ce petit éperon couché. La partie Après une discussion philosophique sur la nécessité de prendre ou pas un sac à dos pour deux, Marc démarre donc la grimpe avec un sac sur le dos, et mois j'assure avec un sac sur le dos. A ce moment les premiers rayons du soleil touche le sommet du quié de Sinsat. L'escalade n'est pas franchement dure. Un GR de l'escalade.
haute passe par le dièdre que l'on devine, pour finir sur une partie surplombante.
Ça tombe bien après la marche d'approche, j'ai un peu les jambes dures, même un peu rincé. La journée s'annonce belle et ensoleillé. On a chacun J'ai l'impression que je grimpe en tête plus vite que Marc. Il met une éternité a faire sa longueur. Qu'est ce qu'il fait mince ? Il jardine ou quoi.
Au fil des prises et des pensés, on monte les 4 premières longueurs en 1h30. Finalement on grimpe à bon rythme !
Le rocher est magnifique même si c'est la jungle. C'est plein de touffe de d'herbes, arbustes et ronces.
Arrivé sur une vire en pente, quelques arbustes nous permettent de faire un relais confortable. Au dessus il y des dalles qui partent à droite de cet éperon inclinés. Je recherche les points avant de me lancer dans cette aventure.
Je crois deviner un relais suspendu sur la gauche. Je me lance, mouvements après mouvements, je progresse vers la droite. C'est de la dalle en 6 a+ tout le long, je me détend petit à petit vers un bac libérateur, je me rétablit et j'embraye dans un autre pas fin
Tout à coup je ne vois plus de spit sur cette dalles lisses de calcaire blanc, je regarde en bas, il est là, à 1m50 à droite. Bonjour la traversée, j'engage pas mal, si je me rate je fais un vol en pendule enfin je met une dégaine, puis je monte pour me rendre compte que je me suis trompé de voie. C'était à gauche, purée J'aurai préféré faire pépita, comme l'année dernière, plus difficile mais plus évidente.
11h30 Après ces trois belles longueurs dans le deuxième ressaut, on arrive enfin à la base du socle final, là où la vrai Anaïs nous tend les bras enfin.

La vue est magnifique.
On s'entend pour la suite et savoir qui part dans quels longueurs. C'est pour moi le 6a et 6b+, le 5+ c'est pour marc.
La longueur suivante, c'est ambiance montagne, rien avoir avec une dalle. C'est un dièdre certes blindés de prises, mais avec le sac a dos, je commence à avoir un problème de puissance. Je passe en tête dans une fissure bien raide, voir surplombante. A la bourrin, je veux passer en dulfer vers l'intérieur de la fissure. Je me coince avec le sac plusieurs fois, je te jure, quel histoire être en tête en sac à dos. Apparemment j'ai fait un mauvais choix. En extérieur ça passe mieux.
Je suis complétement vide. Plus de jus. Plus de souffle. Ce n'est pas un problème de poids corporels (trop de chocolat) non c'est un problème de poids sur le dos. J'accroche mon sac à un spits, j'ai l'impression de m'envoler tellement je me sens léger.
Avant de poser mon relais je vais récupérer mon sac. On perd du temps à faire du yoyo.
Marc repasse en tête, j'en garde peu de souvenir. Après c'est une petite longueur sur le flanc de l'éperon sommital. Rien d'insurmontable. Par contre mes pieds commence à se sentir à l'étroit dans les « Baldrini ». Je les retire à chaque relais, avec la hantise de les perdre.
C'est à moi de repartir. 6b+ direct à l'attaque du relais. Je laisse le sac à dos au relais. De beaux pas d'équilibristes sont a fournir sur un bombé qui se passe en travers, le tout surplombés par de grandes parois plus que verticale. Je râles signes que c'est difficile. Je passe, je redescends chercher mon sac.. yoyo .je part à l?assaut du dernier surplomb. Je galère là, c'est carrément dur. Je m'élance pour passer le dévers, une petites prises bien pratique à main
gauche éclate dans ma main. Je ne tombe pas grâce à une toute petite inversée, puis malgré l'émotion, je retente de passer ce surplomb avec une grosse inversée. La prise se met à bouger, elle flotte complet, elle est sur le point de céder. Le spit est a porter de main, je n'hésite pas là, dégaine, main, corde et je tire pour me rétablir. En libre c'est plus fort que 6b+, au moins 6c, voir 6c+. Enfin vu le nombre de spits au mètre, ça diminue l'engagement C'est incroyable de dire que le rocher est excellent, c'est très moyen ici
Je suis fatigué, arpès ces 14h50 on est arrivé en haut d'Anaïs. C'était la gloire pour ceux qu'ils l'ont grimper la première fois (« déflorés » écrit dans le topo ). Chapeau pour les ouvreurs. Pour nous c'est merveilleux après trois essais d'être arrivé en haut de cette paroi :
La descente :
Jusqu'à présent , on était toujours descendu à partir du haut de la deuxième partie, jamais de tout là haut. La descente en plein après midi semble assez évidente par un sentier jusqu'à ce que l'on arrive à l'éboulis. Là malgré les indications du topos et nos souvenirs, on discute pas mal. De visu, Marc voit plutôt le rappel à cinq cents mètres sur la gauche. C'est en fait plutôt juste dessous. Problème il y a une barre rocheuse en contre bas. Il s'agissait de dalles inclinés. Pour les contourner cela n'a pas été simple.
Au final on a retrouver les traces rouges à Les rappels ont été chiants, dés que je balançais la corde, elle finissait dans un arbuste ou un buisson. Je défaits les noeuds dans les branches, la corde redescend se remet dans une pinède. C'est une malédiction. A force d'efforts on arrive en bas de la paroi. On a soif, on est complètement séché. J'ai de l'eau dans un sac. Je le récupère. Il est 16h00. Il y a un couple de filles qui me salue. On discute sur la voie, le chemin de descente. Je me dit que ça ne doit pas être facile quand on se fait prendre par la nuit, et là j'ai eu un petite pensée pour ces parisiens en perdition le printemps dernier. Je vous dédicace cette petite note.



le refuge posé sur un socle rocheux, où quelques randonneurs profitent du paysage
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