Avertissement

Je préfère avertir les nombreux lecteurs "public" de ces pages (1000 pages lues par mois), que la description des sites d'escalade est volontairement floue. Ce ne sont pas des topos ou un guide pour se lancer dans l'escalade.

Ce sont des opinions sur l'intérêt des sites d'escalade !

La pratique de l'escalade necéssite des connaissances préalable de sécurité. Pour les blocs, savoir parer et se receptionner en cas de chute est conseillé. Pour la falaise, il est nécessaire de connaître un ensemble de manoeuvre permettant de vous assurer. Aucun livre ne pourra vous l'inculquer. D'autres part le port d'un casque est vivement recommandé en falaise en cas de mauvaise chute et cela malgré l'assurage avec une corde.
Dans certains des sites détaillés, le port du casque est obligatoire, sous peine de mort. Car le rocher peut être friable, le dégèle ou des bêtes peuvent décrocher des immenses blocs. Certains des sites décrits sont dans un environnement de haute montagne ou équivalents. La maîtrise de technique d'alpinisme peuvent être utiles, comme la connaissance de l'escalade dites en terrain d'aventure ou "terrain d'av" selon les jarguons.
N'hésitez pas à vous inscrire à un club affilié à la FFME ou au Club Alpin Français qui vous inculquerons les bases pour devenir autonome. Quelque fois une semaine de stage encadré par un guide ou un stage de recyclage sécurité donnent un bien fou pour l'évolution de sa pratique.

Selon vos moyens financier, je vous demande d'acheter un topo avant de vous rendre dans un des sites présenté, car cela vous pemettra de connaître les dernières nouvelles de réglementation et en même temps permet de financer l'équipement ou le ré-équipement avec du matériel solide pour 30 ans sans que cela fasse des marques de rouilles laissé par du matos sauvage ou bon marché. Une topo vaut entre 8 Euros (Ailefroide) et jusqu'à 35 Euros (Calanques ou Verdon). Demander conseil sur le choix des voies aux magasins ou compagnie des guides du site est une excellente idée. Il y a quelque fois des évolutions surprenant, par exemple éboulement de la dernière longueur sur le site de Barberine.

 

Il existe des centaines de sites d'escalade en France que je ne connais pas.

  Selon COSIROC environ 2000

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Lundi 19 mars 2007
Je devais partir à Chamonix pour faire la Chere, puis la descente de la vallée blanche.
Et ben non, ça ne peut pas se faire, je dois rester en Alsace.
Heureusement, Samuel m'a rappelé dans l'après midi, et nous voilà parti du côté de Cobuss pour une grimpe au couchant.

Le rocher est un peu déroutant au début.

Il y a eu aussi la possibilité d'aller faire du vélo sur le bord du Rhin :
Une ballade bien père père, sans personne qui vous parle.

Et enfin, après une bonne nuit, l'escalade à Klingenthal avec Lionel.
C'est l'occasion de pousser un petit coup de gueule.

C'est n'importe la ouak les cotations sur le topo en ligne.( :-))

Mon estimation
Bel ami, 5sup grand maxi (6a sur le topo)
Horuscope, de 6a+ pour les grands à 6b+ grand maxi pour les petits (6c+/7a sur le topo)

Il y a des cotations farfelues sur le topo... (faudrait se faire une interclub, pour revoir tout ça)

Chapeau tout de même pour la cotation de "Sirop d'Erable" qui est côté au plus juste (cad 6b+) Les grands sont autant pénalisé que les petits.


Voili voilou


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Dimanche 11 mars 2007

Aller grimper, c'est cool.
Le matin, à midi ou en soirée. Tout est possible, et pas cher STP, du moment que tu acceptes tout.
Oui je sais c'est fou, mais mon club est posé au milieu de la zone de tapin pour Strasbourg. Donc à chaque fois que je ralenti et je rentre dans le  parking de mon club, une demi douzaine de regard féminin, se demande si je suis leur prochain client, quand ce n'est pas le maquereau  qui me dévisage par ce que je me gare à côté de sa voiture. Franchement j'ai mal au coeur à chaque fois. Qu'il vente, qu'il neige, ou que ça soit l'heure de la Drache national, elles sont là en mini jupe, bas résille, la féminité poussée à l'absurde. Tout ça pour  manger. Vendredi soir, il pleuvait super fort et il devait faire 6 degré tout au plus. Sympa la glauquerie !!!
Mais sinon le mur de la salle est très bien, et les voies sont changées tout les deux mois.

Hier, je suis allé me ballader en Forêt Noire du côté du Mummelsee. Il y avait plein de neige fraîche partout. Le soleil illuminait tout cela. Au début la neige faisait un bruit de meringue que l'on écrase ou  comme quand on marche sur du sucre glace. En fin d'après midi ça faisait scrotch scrotch. C'est fou à la vitesse où ça se transforme. C'était marrant un moment de voir le soleil se refléter dans le rhin.

Aujourd'hui, on a grimpé Samuel et moi. C'est au Kronthal, juste avant Wasselone. Une falaise de grès au bord de la Nationale 4. II y  avait que des allemands.
On a bien grimper une centaine de mètres tout cumulé. Très chouette, malgré le bruit de la route.
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Vendredi 9 mars 2007
Passons sur cette pointe d'orgueil, qui me restera, quoi que l'on fasse...

Troisième jour

La température a nettement augmenté ce matin. A l'exception de Dominique, qui a trouvé plus sage de redescendre dans la vallée soigner son rhume, le groupe repart à l'assaut de ces monts enneigés.

L'objectif est de remonter le col du Grand Méan. C'est un peu plus à droite de l'itinéraire de la veille. La remonté est nettement plus agréable car il fait au moins -10°C, soit 20 degré de plus qu'hier. En plus il y n'y a pas de vent.

L'arrivé au col est magnifique

photo prise sur le site http://www.skitour.fr/photos/nous,4243-24.html

Après une petite traversé de col à col, se présent la descente proprement dite vers le fameux refuge des Evettes. Oui oui, le refuge où René est resté bloqué pendant une semaine, parce qu'ils s'étaient fait enterrer par des chutes de neige démentielles des années 70...

Petites piques
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Jeudi 8 mars 2007
C'était un dimanche de mars ou avril 1991, on venait de  me proposer une semaine de ski. Ce printemps là à Bleau, c'est entre deux blocs de grès, que ma vie d'alpinistitude pris un nouveau tournant.

Après l'accord parental indispensable, et la proposition qui me paraiit incroyable de la part de René, je me suis précipité dans la cave, à la recherche de ces fameuses planches.

Ce qui me semble aujoud'hui  des antiquités, me paru à ce moment tout neuf pour moi. Les skis du paternel : Ce sont des HEAD Alpinist. Poids moyen par ski : 2 ou 3 kg, et des chaussures de 43+ un chouya* trop grande pour moi
*http://209.85.129.104/search?q=cache:Q--PNdbGHYIJ:fr.wikipedia.org/wiki/Wallonisme+chouya&hl=fr&ct=clnk&cd=3&gl=fr

Après un rapide essayage, j'approuve avec promptitude la compatibilité avec mes pieds et mon gabarit. (je me souviens encore des biftecks que ces chaussures m'ont fait)

Vint le grand jour , et c'est le grand départ pour mon premier raid à ski. Direction Bonneval/Arc, dans la haute maurienne...


Premier jour de raid
Pour ma première montée en refuge, un ciel limpide au dessus de montagne éblouissante. Il faut bien trois heures pour monter au refuge Caro.

J'expérimente pour ma première, le portage des skis (heureusement seulement 1 demi kilomètre).
Après avoir maitrîsé la pose des peaux de phoques (dans le bon sens sinon ça n'avance pas) et un pas alternatif lent et langoureux (mais pas trop sinon à Noël on y est encore), j'avoue avoir pu me fondre dans le rythme du groupe, malgré mon inéxpérience.

Le soir au refuge, j'ai apprécié l'ambiance de montagne au printemps, tout en faisant le bilan de ma première journée,  la difficulté du raid à ski me sembla moins insurmontable que prévu.
Il avait fait soleil durant toute la montée, et l'air fut agréable malgré la fraîcheur de cette mi-avril.

Deuxième jour.
On se réveil tout doux au printemps. Pas de réveil à 3 heures du mat comme c'est le cas l'été. Non là, à 7h30 du mat on se tâte encore pour savoir si on se lève on non.

Une fois debout, le gardien  nous annonce qu'il fait -27 °C au thermomètre du refuge et que ce matin il y a eu -20 °C à Bonneval (1800m).

Malgré la froidure de l'air, Uja (3000m env) reste l'objectif de la journée. Après quelques inquiétude sur mon équipement, je rassure tout le monde en signalant que j'ai même une doudoune en duvet dans mon sac à dos. Etonnement...

On part tous. La montée fut quelque peu rude. mon jeune âge ne me permettait pas de réaliser qu'il s'agissait en fait de condition un peu extrême... Je me souviens que l'air que je respirait, me faisait un peu froid dans mes poumons et mal au ventre, alors je respirait et soufflais la bouche à l'intérieur de mon anorak fermé jusqu'au col.
Je ne sais pourquoi je met autant d'ardeur à marcher. Peut être pour ne pas être le maillon faible du groupe. Mais je pense que l'effort me réchauffe, car le vent souffle au moins à 30 km/h, et c'est quand j'arrive à l'épaule conduisant au sommet de l'Uja que le vent se met à forcir. Tout le monde, c'est à dire 3 ou 4 personnes du groupe me dise que l'on redescend car il fait trop froid.

Je me rend compte qu'il y a une couche de glace sur mon visage et qu'une stalagmite de glace est accroché à mon nez. Bizarre   :-)

La descente est purement glaciale. La doudoune n'est pas de trop pour Domi, qui elle, semble avoir attrapé une bronchite ou un truc sérieux que l'on attrape quand on monte en montagne avec un rhume bien avancé.

Une fois au refuge, le soir, c'est un peu ébêté par la fatigue, que toute la troupe glorieuse se réchauffe autour du poêle. On mange copieusement. C'est tout simplement gargantuesque les repas de printemps en refuge.
Un peu plus tard, la gardienne me demande mon âge, je dis timidement 15 ans et demi. Elle a les yeux éxorbité. Elle me questionne : non je suis avec des amis, pas avec mes parents, oui c'est mon premier raid à ski, oui je suis bien parisien, non je suis bien allé avec les autres aujourd'hui, non non je n'ai pas d'orteil gelé...La surprise passée, elle m'explique que c'est super rare de voir des jeunes faire du ski de randonné...alors un raid de plusieurs jour, c'est du jamais vu.

un grand sentiment de fierté m'est resté depuis ce jour....
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Mercredi 7 mars 2007
L'histoire du ski (selon wiki)

Le ski remonterait au moins à -4000 av J.C. inventé en Sibérie, Scandinavie ou pays baltes. Il sert dans des unités combattantes dès le XVIème siècle en Suède et en Finlande. Le ski fut introduit dans les Alpes à la fin du  XIXème siècle
. Le ski de descente ou ski alpin consiste à descendre des pentes de déclivité variable.



Le télémark est une technique nordique de descente, originaire du comté de Telemark en Norvège. Inventée par le menuisier Sondre Norheim dans les années 1860, elle consiste en un fléchissement de la jambe intérieure au virage. D'abord oublié au profit du virage « christiania », le télémark réapparaît aux États-Unis dans les années 1970. Son développement s'est accéléré à la fin des années 1990 avec l'apparition de skis plus courts, taillés (désormais identiques aux skis alpins) et des chaussures à coque plastique. Cette technique élégante fait désormais de nombreux adeptes, dans toutes les disciplines : freeride, freestyle, compétition, randonnée...




Le ski de randonnée est un sport hybride, qui se pratique en terrain accidenté non aménagé (dans la nature quoi). Le matériel ressemble à celui utilisé en ski alpin mais possède quelques spécificités qui permettent de gravir les pentes avant de les descendre : les skis sont plus légers, les fixations possèdent deux positions : une première pour la montée qui laisse le talon libre afin de faciliter la marche, une deuxième pour la descente qui verrouille le talon. On utilise des peaux de phoques  que l'on colle sous les skis et qui empêchent le recul. Pour empêcher le ski de chasser en neige dure, on lui ajoute des « couteaux » (pièces en forme de « T » qui mordent la neige). À ce matériel s'ajoute éventuellement le matériel spécifique d'alpinisme : crampons et piolet qui permettent de gravir des itinéraires plus escarpés en mettant les skis sur le sac à dos, baudrier et corde pour des itinéraires glaciaires.

Outre le dévissage, les chutes de pierres, les crevasses, l'avalanche représente le plus grand danger de ce sport : l'ARVA (Appareil de Recherche des Victimes d'Avalanche)', la pelle et la sonde sont donc essentiels.



Bon ça c'est pour se mettre en jambe, bientôt MON histoire du ski de randonnée
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Jeudi 1 mars 2007
Mercredi soir dernier je suis allés voir la môme.

J'avais déjà repéré que Marion Cotillard
pouvait être très grande quand on lui en donnait l'occasion (dans un long dimanche de fiancaille).
Mais là, j'étais aussi septique au départ sur sa capacité à donner vie à Edith Piaf, vu leurs visages différents. Mais je me suis trompé, elle était l'actrice idéale, car elle l'avait dans le ventre.
J'avoue avoir été encore plus touché par son interprétation Elle est autant rentrée dans la psychologie de la chanteuse interprète d'Edith Piaf que physiquement
dans le personnage (c'est un prodige, on dirait Piaf).

Avec Marion Cotillard et l'Equipe à Olivier Dahan, c'est un mariage hallucinant d'authenticité et de pudeur. On est touché droit au coeur par la vie de la môme piaf. Ces misères, ces plaisirs et surtout ces drames qui ont fauchés sa vie de cette merveilleuse chanteuse sont montrés sans faux semblants, avec un oeil direct mais jamais indiscret.

"C'est l'âme d'une artiste et le coeur d'une femme" que révèle son film comme ses chansons.

J'avoue, j'ai du plusieurs fois me contenir pour ne pas pleurer comme un idiot. Quand la lumière revint, une jeune femme d'une vingtaine d'année fondait en larmes. J'ai essayé de la réconforter comme j'ai pu, en étant empreint de dérision sur ma sensibilité, tout en couvrant d'éloge le film. Elle s'est calmée doucement. Elle a pu me raconter comment elle avait senti la vie de ses grands parents ou ses parents à travers la vie de cette chanteuse. Qu'Edith Piaf avait été l'archétype des gens simples et pourtant si formidable. La jeune femme était belle et elle souriait à présent. Alors que l'on parlait de tout et de rien avec mon pote Rolf, tout à coup son visage s'est crispé et des larmes sont revenus dans ses yeux. Qu'elle était belle et digne ! Elle s'est excusé et a quitté la salle. Nous l'avons vu s'éloigner, et je regrette de ne pas l'avoir retenu sous quelconque prétexte.

A la fin on a envie de prier soit même sainte Thérèse pour protéger l'âme d'Edith Piaf.

Un César, certainement pour Marion Cotillard. Moi je dis peut être un oscar l'année prochaine (sortie aux US en juin 2007).
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Jeudi 1 mars 2007
Chapitre 1
« Comme à chaque fois Hélène et les autres me les brisent avec leurs
discussions à la noix ! Toujours et encore leurs commérages. Un tel
raconte son histoire de mouton noir méchant et gourmant, l’autre raconte
qu’il ne pense qu’à faire du mal. Ça me fatigue, tout est blanc ou noir
avec celles-là. Je leur ai ouvert l’enclos, pour ne plus les entendre.
Je me suis recouché, pour voir les étoiles. Il y avait une grande dame
avec une cruche sur son épaule et elle déversait son contenu. Il y avait
aussi un grand serpent avec une gueule de chien. Aussi une jeune femme
enchaînée à des rochers au bord de la mer. Je me suis réveillé, il
faisait presque jour. On était dimanche et j’ai pensé à lui.

Ensuite je suis allé faire le fromage. Le lait était bien caillé. Dehors
c’était nuageux. Je pouvais apercevoir les rayons du soleil qui se
levait sur les sommets. C’était calme et il faisait frais.  En marchant,
il s’est mis pleuvoir, mais c'est redevenu sec. Avec les nuages et la
brume l'ambiance était un peu irréelle. Je suis arrivé à la Traverse. Là
où on peut entendre le silence. Tu sais là où sont les ardoises qui
absorbent le bruit de tes pas. J’ai regardé vers le bas, il y a une
vieille rigole vide qui se perd dans le vide. Petit à petit, j’ai avancé
vers le ruisseau. Celui qui sifflote un écoulement qui semble venir de
ta propre tête tellement il est pur. Cet écoulement, il te fait basculer
entre la joie et l’envie. L’envie de creuser pour voir d’où vient le
bruit et la joie d’entendre sa musique si douce.
Au retour j'ai mangé et c’est là que j’ai reçu la visite d'un ami. Il
venait de Mâcheur ou Nachor. Je me demande encore de quelle région il
s'agit. Je ne me souviens pas de son nom, mais j'ai compris qu'il était
le frère de Bethuel. C'est un gars du coin tu penses? C'est étrange.
Tu te rends compte, je n’ai vu aucun randonneur depuis mai. Et voilà un
homme, assez grand et un peu sec, avec la barbe dorée par le soleil, il
me demande très gentiment si je peux lui donner un peu d’eau. Bien
volontiers, je lui en sers et je lui propose d’aller puiser de l’eau
dans le torrent pour sa mule. Je n'ai pas bien compris ce qu’il m’a
répondu, quand je l’ai interrogé sur son âne. Ce marcheur en robe était
vraiment amusant. Il venait dans la montagne, car son chef lui avait
conseillé de prendre l’air. Enfin j’en ai déduit que c’était mieux pour
lui d’aller vers les montagnes, car il m’a parlé que son seigneur, bref
que son chef l’avait envoyé vers chez moi pour boire l’eau du torrent.
Il était très gentil avec moi, car il m’a beaucoup parlé et il m’a donné
deux couvertures très chaudes. Pourtant je lui ai répété plusieurs fois
que l’eau du torrent n’était pas à moi et que je ne pouvais pas la
vendre. Mais il a dit que c'était la volonté de son chef. Puis il est
parti.. Il était bien gentil, mais quel drôle de travail !

Ça devait être mardi ou mercredi. Juste après la grosse chaleur de cinq
heures. Le vieux bouc est devenu fou. Il est parti à l’opposé du ‘Pas’
où il fait pourtant plus frais. Direction la vallée. Je l’ai vite perdu
de vue et je courrais pourtant vite. J’ai pris le chemin qui suit le
torrent en pensant qu’il ne s’en éloignerait pas, mais je ne le voyais
déjà plus. Après une bonne demi-heure, je me suis désespéré de le
retrouver. Je doutais même de le suivre. C’est alors là que j’ai croisé
André. Il montait au cabanon des pissenlits, en fait c’est pas du
pissenlit qui pousse là, mais chacun est libre de fumé ce qu’il veut. Il
a bien vu mon bouc. Il m’a même engueulé. Il avait eu la trouille. Le
bouc avait foncé droit sur lui et il avait du se jeter dans le torrent
pour s’en sortir. Pour les touristes c’était embêtant, voir dangereux.
J’ai eu comme un regret d’avoir laissé mon fusil à l’auberge de
l’enclos. Tans pis pour André, j’ai continué à courir toujours vers
l’aval.
Durant cette histoire, je n'ai pas vu le temps changé. Le temps est
passé à l’orage. Le gros, celui qui te remue dans tous les sens. J’ai
commencé à comprendre quand tout s’est assombri. Mais trop tard pour
reculé et j’ai continué à courir sous la pluie éparse. C’est devenu dru
et franchement malsain avec les éclairs qui se sont mis à tombés sur la
crête. Je me suis rendu compte que j’étais dans les mélèzes. Il faut
jamais être dans les mélèzes pendant l’orage, car si ça touche un arbre,
ça arrose tout les autres. Si tu veux t’épargner les abeilles à vingt
milles Volt avec de  la résine liquide, il ne faut pas être dans la
forêt de mélèzes. En fait j’avais perdu le torrent depuis dix minutes.
Le temps d’être trempé jusqu’à la moelle. Je ne voyais vraiment plus
rien et je me suis perdu dans la forêt. Pas moyen de retrouver la
rivière. Je n’entendais plus de bruit autre que la pluie tombante. Mais
le vent s’est mis à souffler. L’eau me giflait le visage. Au moins
c’était fini la foudre. Le danger c’était le froid. La brume est tombée
très vite. Je ne savais plus où j’étais et j’avais rien sur le dos. La
pluie s’est arrêtée et le vent aussi.
Combien de temps j’ai encore marché ? Aucune idée, mais je suis descendu
drôlement et je doute être resté dans la vallée. C’était plus chez moi.
Il y avait de grands arbres tout feuillus. On pouvait lire les tâches
plus claires que laisse les années humides sur leurs troncs. De la
mousse partout sur le sol. Je me serais cru en à la fin de l’automne.
J’avais froid. Tout devenait obscur. Le brouillard était épais, mais je
voyais encore le chemin. Les feuilles brunes et l’odeur de l’humus.
C’était flagrant. J’avais changé de pays et de saisons. Il y avait un
silence captivant. J’ai atteint une clairière. Le temps est devenu
clair. C’était le soir et le premier croissant de lune éclairait un peu
la nuit naissante. On entendait une voix, non des voix. On chantait. Je
me suis senti soulagé, j’étais plus perdu. Les voix étaient masculines.
Sûrement des scouts au bivouac. Ils ont du avoir une sacré émotion. J’ai
approché lentement de l’endroit, sans me découvrir. Il y avait une
étendu circulaire fermée qui ne donnait sur aucun chemin. Au centre un
gros tronc de chêne coupé à hauteur d’homme. Des torches étaient
allumées et éclairaient le centre. En bordure il avait deux rochers en
grès foncé. Ils étaient disposés en cercle autour du tronc. Il y avait
un grand type coiffé d’un anneau en métal et d’un médaillon sur le
front. Il criait de manière fort agréable. Mais il y avait des armes
entassées en vrac près d’un feu de camp. C’était fabuleux et à la fois
inquiétant. Je ne comprenais pas ce qu’il criait, mais les autres
devenaient de plus en plus agressif. Apparemment ce n’était pas des
scouts et ils attendaient quelqu’un ou quelque chose.

Je n’avais plus du tout froid et même j’avais chaud. Ma veste avait
séché et mes pieds étaient bouillants. Les autres continuaient à
chanter. Tout à coup, une bonne femme est arrivée en criant. Ça les a
calmé.
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Vendredi 23 février 2007

Je suis choqué de lire que l’affaire Ingrid Betancourt n’est pas une affaire française. Ingrid est française. Sa jeunesse et ses études sont françaises. Elle est aussi colombienne. Un de ses deux mariages et sa vie de famille a été française. Si Ingrid était venu en France, c'est aussi parce que c'était la guerre civile en Colombie. Ses enfants sont français.


Le devoir de la France est de tout faire en dehors de toute considération, pour sauver Ingrid. Car elle est ressortissante française. Comme à Jolo, comme pour l’Irak. On doit tout faire.

L’engagement politique d’Ingrid a été plus un combat pacifique en faveur de la paix en Colombie. Etait ce un combat moins noble que celui de Florence Aubenas pour le droit d’informer sur l’Irak ?

L’affaire Florence Aubenas était elle une affaire Irakienne ? Absolument pas.

 


Que Ingrid Betancourt et les milliers d'autres soit au coeur d'un des plus ignoble marchandage entre hommes politique fascisant et guérilleros sans foi ni loi, ok.

 Qui met et a mis la Colombie dans cette impasse ? La cocaïne, l'argent de la drogue, le marché clandestin américain et européen favorisé par des politiques stupides.

Ingrid a commis une imprudence, qui lui coûte bien chère, je trouve.

Essayer de sauvez Ingrid, c'est aussi se pencher sur cette guerre civile sous jacente ou la guerre contre la drogue a permis a des budgets (US et UE) policiers et militaires de s'entretenir.

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